Les chèvres de kerlebik se régalent du baccharis de Michotte à Séné

Une expérience de pâturage de baccharis vient d’être lancée à Michotte, dans une parcelle en friche envahie depuis 3/4 ans par cette invasive.  La ferme de Kerlebik, toute proche avait besoin de pâture, et les Amis de Kerarden avaient tenté en vain d’arracher au baccharrache ces arbustes encore jeunes. Mais dans ce terrain les racines étaient trop profondes.

Un prix aux trophées de la vie locale du Crédit agricole a permis de financer la clôture. Nous rendrons compte des résultats de cette expérience dans les prochains mois.

Evaluation de l’efficacité de l’écopâturage : premier bilan positif

L’expérience montre que l’arrachage répété donne des résultats satisfaisants dans la lutte contre le Baccharis. Toutefois, sur les zones fortement colonisées, la technique de l’arrachage manuel ne peut pas être envisagée à un coût supportable, seul un traitement mécanique apporte une première solution. Il convient ensuite de compléter cette intervention initiale par de l’écopâturage.  Encore faut-il en vérifier l’efficacité. C’est l’objectif de l’expérimentation conduite conjointement par le collectif anti-baccharis et les Amis des sites de Mesquer.

L’expérimentation dont vous trouverez le pdf des conditions expéremenates et les résultats  montre une bonne efficacité de la méthode.

Resultats

Vidéo technique de lutte : arrachage suivi d’un passage de rotavator et d’un semis

Pour lutter contre le Baccharis halimifolia, la technique de l’arrachage est la plus efficace. Une éleveur de moutons de Mesquer, également conducteur d’engin, a éliminé les arbustes sur une zone totalement envahie avec le soutien de la commune. Il s’agissait d’ouvrir le terrain pour ses animaux en charge de l’entretien ultérieur. Par ailleurs, il a complété ce travail par le passage d’un rotavator suivi d’un semis d’un mélange de graines pour prairie de longue durée.

 

 

 

 

Vidéo gyrobroyage par une pelleteuse-épareuse : une technique très rapide… …pour commencer

Dans le cadre d’un programme Natura 2000 à Mesquer, Cap-Atlantique (Comcom de la Presqu’île guérandaise), a choisi le broyage  des Baccharis présents sur les marais de Quimiac par l’intervention d’une chenillette munie d’une épareuse. Cette technique présente l’intérêt d’être très rapide. Par ailleurs, elle permet de traiter le dévers des talus sans difficulté. Toutefois, elle n’élimine pas les racines et les repousses seront abondantes. Elle ne peut donc s’envisager que dans un programme qui comprend un traitement ultérieur comme l’éco-pâturage.

Prés salé d’Arrès (bassin d’Arcachon-Gironde) : moins de Baccharis, c’est plus de Tamaris et davantage de tortues Cistude

S’il est un lieu où le Baccharis est fortement implanté, c’est le bassin d’Arcachon. Au nord du Bassin une réserve naturelle existe depuis plus de trente ans, celle des Prés Salés d’Arès gérée par l’Office National de chasse et de la Faune Sauvage. J’ai été accueilli par Richard Deneuvic est un des responsables de la gestion du site. Depuis, quelques années l’Office a engagé un combat contre le faux cotonnier. Les premiers résultats sont là mais la situation est loin d’être réglée.

Réserve Arès vue du ciel

Les Tamaris se développent à nouveau

Sur le Bassin d’Arcachon, le Baccharis est comme chez lui. Depuis quatre-vingts ans il a conquis avec appétit les prés salés, les anciens bassins piscicoles, les îlots, les polders et finalement tous espaces à sa convenance. Ceci n’aurait pu se faire sans la complicité active des Arcachonnais, séduits par les belles qualités esthétiques de la plante. Ici le Baccharis a fait son trou. Le faux cotonnier est presque considéré comme un élément du patrimoine local. En 1983 a été créée au nord du Bassin, sur une zone particulièrement riche sur le plan écologique, la Réserve Naturelle des Prés Salés d’Arès et de Lège. Après plusieurs décennies d’absence de réelle gestion, celle-ci a été confiée à l’Office National de chasse et de la Faune Sauvage. Richard Deneuvic m’explique qu’un plan de gestion rigoureux a été mis en place en 2009. Au cœur des actions à mettre en œuvre rapidement : la lutte contre baccharis qui en peu de temps ferait disparaitre la richesse de la flore et de la faune. Les tamaris qui bordent la digue de la réserve s’étiolaient. C’est à la tronçonneuse qu’une première intervention a eu lieu. Aujourd’hui après plusieurs années, les tamaris ont repris une belle vigueur. Les baccharis n’ont pas disparu. De nombreux pieds persistent sous forme de touffe au pied des tamaris. Ils seront coupés régulièrement et Richard Deuvenic a bon espoir qu’ils finissent par disparaitre. Sur l’autre face de la digue, c’est aux tortues Cistude que le baccharis portait préjudice. Il avait totalement fermé l’espace et transformé l’écosystème. L’intervention sur les zones séparant les bassins a permis d’ouvrir à nouveau l’espace et de rétablir un habitat propice aux tortues.

Chasseurs et jeunes en réinsertion, un même combat : le Baccharis.

Ares-2015-2Ici comme ailleurs, la lutte contre le Baccharis demande une main d’œuvre très importante. Les gestionnaires reçoivent un sérieux coup de main d’une association d’insertion SURF-INSERTION (membre du Collectif) qui réalise gratuitement des interventions. Les chasseurs locaux mettent également la main à la pâte. Des chantiers se font en commun. C’est l’occasion de pique-niquer ensemble et d’échanger. Les jeunes découvrent ainsi les pâtés de chevreuil et autres recettes bien locales, les chasseurs des jeunes tout à fait fréquentables.

Un gros chantier reste encore en suspens, celui de la reconquête des prés salés. Ils sont colonisés à 60 % par le baccharis. Suivre la bonne règle impose de respecter un protocole qui commence par un état des lieux précis tant sur le plan de la faune que de la flore. Il est en cours.

La lutte est donc loin d’être aboutie. Courage et persévérance sont comme toujours les deux qualités indispensables pour la lutte contre le Baccharis.

 

Janvier et février 2016 : de nombreux chantiers citoyens de lutte contre le Baccharis en Bretagne sud

Affiche-56Séné (56), Mesquer (44) Baden (56), Larmor Baden (56), Saint-Armel (56), Arradon (56) c’est plus d’une douzaine de chantiers éco-citoyens de lutte contre le Baccharis qui ont été ou seront conduits par les membres du collectif Anti-Baccharis en janvier et février. Désormais munis de leurs « Baccharaches » de tronçonneuses et de perceuses thermiques, ces citoyens donnent de leur temps et de leur énergie pour faire reculer l’arbuste invasif.

18 000 € consacrés à la lutte anti-Baccharis en 2016 sur la seule zone du Rostu à Mesquer (44).

Zones de traitement du Baccharis en 2015

Zones de traitement du Baccharis en 2015

En 2014, été voté pour 3 ans un budget de travaux de restauration d’un espace appartenant au Conservatoire du Littoral pour un montant de 253 000 €. Trois partenaires ont abondés : le Conservatoire du littoral finance à hauteur de 50 %, Cap-atlantique 44 % et la commune de Mesquer 6.5 % Il concerne une zone naturelle située au nord de la commune, sur les lieux-dit du Rostu, Kervarin et Chouette
La lutte contre le Baccharis représente 13 % soit 33 000 €. Fin 2015 15 500 € ont été dépensés. Ils ont permis de couper des repousses sur 25 ha et une première intervention sur 2.5 ha. On voit ici combien le traitement des repousses est coûteux et que l’éco-pâturage permettrait de faire des économies. Pour 2016 de nouveaux chantiers sont prévus pour un montant de 18 000 €. Ils feront intervenir Réagis, une association d’insertion ainsi qu’un éleveur et ses moutons pour pratiquer de l’éco-pâturage. Rappelons que l’efficacité de cette technique sur la zone fait l’objet d’un suivi expérimental par le Collectif anti-baccharis.

Chantier d’écovolontariat « baccharis » sur la ria d’Etel

Ria-etelUn chantier d’écovolontariat le week end d u 12 & 13 septembre

Un week-end d’immersion dans la Nature en Ria d’Etel pour découvrir et protéger la biodiversité. Le chantier d’écovolontariat est ouvert aux personnes de 18 à 99 ans, pas besoin de compétences spécifiques, l’envie et la motivation suffisent !

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