Méthode de mesure des populations de Baccharis sur de petites zones

Nous avons mis en place un protocole de mesure des populations de Baccharis sur de petites surfaces. Ceci afin de tester l’efficacité de différentes méthode de lutte : coupe, pâturage, arrachage…

Problème posé

Après une coupe, ou un arrachage, les repousses sont nombreuses. Il convient de savoir précisément l’impact de la méthode de lutte sur la population de Baccharis présente initialement. La méthode doit permettre de suivre l’évolution sur une longue période.

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L’expérimentateur décrit un cercle en comptant les plantes présentes le long de la corde

Matériel et méthode

Nous avons pris le parti de mesurer les populations de de zones de 10 m² Celles-ci peuvent prises au hasard dans la parcelle. Une extrapolation pourrait ensuite être faite pour connaitre la population totale de la parcelle à condition que les zones soient suffisamment nombreuses (5).

La zones de mesure se détermine à l’aide d’un solide piquet métallique  : fer à béton découpé en tronçons de 60 cm. Celui-ci est enfoncé ensuite dans le sol. Une corde 1.80 m permet de déterminer un cercle de 10 m² de surface.

La zone est localisée précisément à l’aide d’un GPS

2 expérimentateurs font le comptage. Après avoir fait la marque de départ à l’aide d’une bombe de peinture, l’un d’entre eux tends la corde et compte les Baccharis présents le long de la corde. Il distingue des différents type de Baccharis :

  • jeune pousse de l’année
  • arbuste de plus d’un an et<50 cm
  • arbuste de plus d’un an > à 50 cm
Bien marquer le point de départ

Bien marquer le point de départ

L’autre expérimentateur note sur la fiche de comptage (voir ci-après)

Le compteur progresse en décrivant la totalité du cercle.

Sur la tête du piquet nous avons enfiché une balle de golf pour retrouver facilement la zone de comptage l’année suivante. Par ailleurs la balle évite de blesser les animaux au pâturage.

Test de la méthode de traitement des souches au gros sel marin

La méthode de traitement au sel marin est particulièrement efficace. Elle demande cependant d’être pratiquée rigoureusement.

La dévitalisation au gros sel marin est pratiqué de longue date par les paludiers de Guérande. Nous souhaitons en préciser la méthodologie.

Le problème posé

Après une coupe à la tronçonneuse, sur les pieds âgés possédant une souche de diamètre ≥ à 5 cm, les repousses sont vigoureuses et interviennent très rapidement (15 jours environ en période de pousse. La plante puise dans ses réserves racinaires pour émettre un nouveau système foliaire. L’arrachage demanderait l’usage d’engins agricoles qui ne peuvent pas pénétrer facilement dans des marais salants. Par ailleurs, il faut rechercher une méthode de lutte qui évite l’usage de produits phytosanitaires sur des zones naturelles. Nous avons en cours le test d’une méthode de lutte au gros sel marin.

Une méthode traditionnelle connue pour son efficacité

En effet, les paludiers (sauniers) ont pu vérifier de longue date que le fait de déposer un petit tas de sel sur un plant coupé au ras du sol permettait de l’éliminer. La méthode que nous avons en cours de test est un peu différente car nous ne disposons pas de quantités illimitées de gros sel et il convient de trouver une méthode plus économe.

La méthode testée

Perçage de souche de Baccharis

Perçage de souche de Baccharis

Sur les souches mesurant plus de 5 cm de diamètre, nous avons effectué un ou plusieurs trous à l’aide d’une perceuse munie d’une mèche de 12 mm de diamètre. Nous les avons ensuite remplis les trous de gros sel.

Au mois d’octobre, les souches n’ont pas fait de repousses significatives contrairement aux souches non traitées. La méthode c’est ici montrée particulièrement efficace.

Ce travail est long à pratiquer et un membre du Collectif a remplacé les trous à la perceuse par des entrailles à la tronçonneuse. Il a ensuite recouvert les entailles de vase de marais pour les protéger. Cette méthode s’est avérée inefficace  et de nombreuses repousses sont apparues 3 semaines après le traitement.

Forts de ces expériences, nous conseillons de percer des trous de 20 mm de diamètre et profond de 5-6 cm. Pour augmenter la productivité du travail nous pensons utiliser désormais des perceuses sans fil puissante : soit à moteur thermique soit électrique avec de grosse batteries.

Dans l’île de Boëd dans le golf du Morbihan, une expérimentation conduite par Claudine FORTUNE sous l’égide du C.G. du Morbihan montre elle-aussi une grande efficacité du gros sel : 100 % des pieds traités, soit par des monticules de sel soit par des trous à la perceuses ont disparu.

Lire l’étude  : Boëd2008_Trait.Sel.CFortune

Remarque :

Pour faciliter le perçage : la coupe de l’arbuste être franche, de préférence à l’horizontal, et à 7-8 cm du sol.

Après cette première expérience, nous pensons qu’il convient de tester les points suivants :

  • L’injection de saumure dans les trous (sel dissous dans peu d’eau), ne serait-elle pas efficace ?
  • En période pluvieuse, faut-il couvrir les souches traitées : agrafage d’une protection contre la pluie ?

Mission accomplie pour le chantier du 7 août 2015

Vers 9 heures du matin l’équipe des coupeurs de Baccharis s’est réunie, pleine d’allant à défaut d’être très nombreuse.
07082015-PAT_0162-150x150 Au programme, finir le nettoyage de la saline creuse.
 Les iles visibles depuis la route étaient encore à moitié envahies des repousses de l’an passé. Marine Langlois et Joël Mousset sont montés dans de petits bateaux pneumatiques pour y intervenir. Marine s’est équipée de la débroussailleuse.

Une autre équipe est partie à la conquête de la partie sud de la saline munie des cisailles.Les journalistes sont venus nombreux : une équipe de France 3 Pays de la Loire, des journalistes de Ouest-France, Presse-océan et l’Echo de la Presqu’île. Le Président était donc plus occupé à répondre à leurs questions qu’à agir sur le terrain. Ils étaient les bienvenus car nos chantiers n’ont-ils pas pour but principal de sensibiliser la population.

Lire l’article de Ouest-France

Télécharger l’article de l’Echo-Presquile-2015-08-14

Séné (56) : une reconquête du paysage

D’après article du Télégramme paru le mercredi 17 juin 2015

« Ça repousse, mais c’était bien pré- vu comme ça », explique Daniel Lasne. Le « Monsieur baccharris » sinagot de Bretagne vivante a entraîné avec lui, samedi, sa fidèle équipe de bénévoles pour une tour- née d’inspection de la repousse du séneçon en arbre (baccharis halimi- folia), une plante invasive qui appauvrit la diversité écologique des zones humides qu’elle colonise. Les divers chantiers menés par ces arracheurs infatigables, une à deux fois par mois depuis 2013, ont déjà permis une reconquête du paysage, sur plusieurs sites de la commune, et Daniel est heureux de pouvoir montrer (et faire goûter !) quelques brins de salicorne qui ont repris leur place et leur liberté de pousser, au ras du sol, mais en pleine lumière.

2015 06 17 TLGR Baccharis Séné

Samedi, Daniel Lasne (troisième à droite) et son équipe ont parcouru leurs chantiers afin de programmer, dès septembre, la suite des opérations.

 

télécharger l’article complet : 2015.06.17.TLGR.Baccharis.Séné

 

France 3 Bretagne Pays de la Loire alerte sur les dangers du Baccharis

A l’occasion de la réunion organisée par les Amis des sites de Mesquer (44)  France 3 Pays de la Loire a réaliser un reportage à Mesquer.
particulièrement satisfaits, car cela a permis de sensibiliser un maximum de personnes au problème du Baccharis qu’ils viennent ou non à notre conférence.

Il a été diffusé le dimanche 1 février. Lors de son interview, Patrice PERVEZ a insisté sur les conséquences pour les paysages du développement du Baccharis.

 

Baccharis-France-3-Pays de la loire from Patrice PERVEZ on Vimeo.

Le Président de la région Bretagne demande à la Ministre de l’environnement d’ajouter le Baccharis à la liste des espèces interdites

lettrePrésRégionLe 6 janvier dernier, pour faire suite à la visite de Mme Ségolène Royale sur le chantier d’arrachage de Baccharis de Séné, le Prédisent de la région Bratgne a écrit à mme la Minstre pour lui demander de mettre à jour la liste des espèces invasives interdites de commercialisation et d’y ajouter notamment le Baccharis.

Télécharger la lettre : lettrePrésRégion

Les Amis des sites organisent une conférence pour mobiliser les habitants contre le Baccharis

Le 3 février 2015 à 20 heures, salle de la Vigne (Mesquer-44), les Amis des sites de Mesquer organisent une conférence pour sensibiliser les habitants au problème du Baccharis avec la perspective de créer un groupe de coupeurs-arracheurs de Baccharis.

Conférence-Mesquer

Conférence-Mesquer

Cette conférence est faite en collaboration avec Bretagne vivante, Cap-Atlantique et la Commune de Mesquer. Les intervenants sont les suivants :

  • Aurélia Lachaud, Botaniste à Bretagne Vivante
  • Philippe Della Valle Responsable Natura 2000 à Cap Atlantique
  • Patrice Pervez, Président des Amis des sites de Mesquer

Télécharger le flyer de la conférence ici : Flyer conférence

Dans Ouest-France du 12 décembre 2014 : Les Amis du golfe du Morbihan veulent lutter contre la plante invasive.

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Les Amis du golfe du Morbihan ne sont pas les seuls à lutter sans cesse contre l’arbuste, qu’il est pratiquement impossible d’éradiquer, et à réclamer une réglementation visant à en interdire la vente. Un collectif interrégional anti-baccharis a vu le jour. Il s’étend sur la Loire-Atlantique, la Vendée et le Morbihan, et regroupe des associations environnementales, des paludiers et des élus.

Télécharger l’article complet : 2014 12 12 OUEST-FRANCE VANNES BADEN AGM Baccharis (2)

Baccharis. Un bon bilan de fin d’année (Ouest-France du 11/12/2014)

En cette fin d’année, Daniel Lasne, de Bretagne vivante, et Sylvie Scullo, adjointe à l’environnement, peuvent confirmer un bilan satisfaisant des chantiers d’arrachage du baccharris. Relancés depuis plusieurs mois, chaque dernier dimanche, dans divers sites de la commune, ils ont rassemblé, à chaque fois, une bonne trentaine de volontaires. Télécharger l’article : Bilan Séné