Le Baccharis sur l’île d’HOEDIC, chronique d’une éradication

article publié dans le n° 234 de la revue Penn ar Bed
Surtout ne lisez pas cet article !, votre persévérence anti-baccharis pourrait en pâtir !! 16 ans pour 427 pieds !
enfin, sauf en lisant le commentaire d’Arnaud ci-dessous !

Bonjour Daniel,

J’étais un peu au courant de tes prouesses sur Séné, et c’est sûr que mon score sur Hoedic est assez ridicule en comparaison. Il faut dire aussi que finalement, on s’est attaqué au problème relativement tôt par rapport au potentiel de colonisation de l’espèce sur l’île. Elle n’était relativement pas encore abondante quand nous avons réalisé sa présence en 2003 et qu’on a commencé les arrachages.   Cela a pris 16 ans pour deux raisons liées entre elles : je suis le moteur de l’opération et je n’étais présent que quelques semaines sur l’île et disponible finalement que quelques jours par an pour m’en occuper. Et comme je n’étais pas souvent là, je n’ai pas eu non plus la possibilité de réunir une équipe pérenne et plus nombreuse que la salariée de l’asso et quelques bénévoles de passage de temps en temps (+ les services civiques ces 4 dernières années).   Les plus gros pieds ont été enlevés dès les trois premières années, mais quelques gros pieds bien cachés dans les prunelliers ont balancé des graines sur l’île pendant plusieurs années. Il y en avait aussi dans des jardins de particuliers que nous n’avons pas vu tout de suite. Ensuite, il ne restait plus que des petits pieds mais qui étaient eux aussi cachés et disséminés dans les fourrés, et qui devaient à leur tour ensemencer jusqu’à ce que nous les trouvions. Cela explique qu’on a continué à trouver des jeunes pieds plus de 10 ans après que les grands foyers du début aient été détruits.   Du coup, on n’est pas à l’abri d’en trouver encore en fait. Mais franchement, je pense que nous touchons au but. Et sur un petit territoire insulaire, nous avons moins de mérite que ce que tu fais.   Franchement, bravo pour ton travail de grande ampleur et pour l’invention du bacharrache (la terreur du Baccharis) ! Arnaud

Arrachage de baccharis à Séné Premier bilan de la 6° saison, pour août à octobre 2019 Programmation pour Décembre à Mars 2020

Nouveau baccharrache allégé V3

Daniel Lasne, vice-président du Collectif AB, et Laurent Bergé professeur au Lycée technique J Guéhenno de Vannes ont mis au point une version 3 du baccharrache, encore plus léger (4,1 kg), plus maniable, plus solide.

La fabrication de 60 exemplaires a eu lieu en Septembre-Octobre 2019.

Ils sont en cours de répartition dans les Collectifs du Morbihan et de Loire-Atlantique.

Deux exemplaires ont aussi été envoyés au Pôle-relais Lagunes méditerranéennes en Camargue.

Pour toute demande, s’adresser à Daniel Lasne.

Recommandations pour l’usage:

Pointer l’outil en oblique à environ 10 cm du pied du baccharis,

Enfoncer avec le pied pour amener la pointe du baccharrache sous la tige.

Procéder à l’arrachage en appuyant fermement sur le manche (une autre personne peut accompagner le mouvement en tirant sur la tige, en face, lorsque l’arrachage a commencé)

En cas de résistance trop forte, il est conseillé d’utiliser plusieurs baccharraches sur un même pied. Il est aussi possible de casser des grosses racines autour du pied, avec la force de levier, pour faciliter l’arrachage, à condition de ne pas laisser à l’air les racines ainsi sectionnées, pour éviter les rejets.

La taille du baccharis dépend énormément du niveau d’humidité du sol et de sa nature, en général de 1,2 m à 2,5 m et plus.

Il convient d’éviter de lancer l’outil pour l’enfoncer car la précision du lieu de pénétration est bien moindre, et surtout les pointes recourbées de l’outil risque d’être détériorées par une pierre.

Les 2 pointes (recourbées pour renforcer l’accroche et éviter le recul lors de l’arrachage) doivent être entretenues si besoin avec un outil adapté (pince, grosse clé à molette, ..).

Il est aussi conseillé de se remplacer régulièrement dans l’usage du baccharrache pour limiter la fatigue !!