2 études locales sur l’impact du baccharis

Larmor-Baden-2008-Fanny-Mallard

Sarah_Ciré_Rapport_M2_2018

L’étude Mallard montre que les peuplements d’arthropodes sont bien plus réduits dans les fourrés de baccharis par rapport à des fourrés de pruneliers car le baccharis produit dans son feuillage des composés secondaires anti-phytophages, qui réduisent nettement les lépidoptères et en conséquence leurs prédateurs arthropodes. Cette étude amène à penser que si la propagation de B. halimifolia en Bretagne continue, le peuplement d’arthropodes pourrait sensiblement baisser, impliquant un déclin des animaux qui utilisent ceux-ci comme source d’alimentation.

 

Le rapport de Ciré ne nie pas les impacts du baccharis, mais s’intéresse surtout aux potentialités de restauration, jugées bonnes car il subsiste des graines des plantes d’origine dans le sol, ou des reliques d’habitats à proximité. Pour les invertébrés, elle souligne l’importance des changements, tant en ce qui concerne les espèces que la structure trophique des peuplements.

France 3 à l’île de Boëd (Séné -56) pour le baccharis

Petit reportage de France 3 Bretagne-Pays de loire, sur le Baccharis, la Jussie et la renouée du Japon

https://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/loire-atlantique/environnement-plantes-tres-invasives-1497033.html

retour de l’île de BOEDIC

https://vimeo.com/258992266

Quelques belles images du chantier Baccharis sur l’île de BOEDIC dimanche 4 mars 2018.
Tous les baccharis (au moins 6000) ont été arrachés à la main ou au baccharrache sur cette parcelle de marais du Conseil départemental 56.
Photos Loïc Goulet – Montage Daniel Lasne

Enfin l’arrêté ministériel sur la liste des invasives !

Arrêté_du_14_février_2018_EVEE

Publié au JO du 22 février 2018, l’arrêté relatif à la prévention de l’introduction et de la propagation des espèces végétales exotiques envahissantes sur le territoire métropolitain vient achever le dispositif réglementaire français sur la lutte contre les espèces envahissantes, dont en premier (pour notre collectif) le Baccharis halimifolia.

Cet arrêté rend applicable l’interdiction d‘introduction dans le milieu naturel, qu’elle soit volontaire, par négligence ou par imprudence, des espèces listées.

Il légitime les actions de lutte organisées par des groupes de bénévoles, en lien avec les collectivités et services de l’Etat.

Il permet au préfet de département de prendre un arrêté  pour préciser si besoin les modalités de cette lutte et même prévoir les conditions de pénétration dans les propriétés privées pour faire les travaux d’élimination en cas de défaillance des propriétaires (article R411-47 du code de l’environnement).

Enfin il rend applicable les sanctions prévues en cas d’introduire dans le milieu naturel, par négligence ou par imprudence: soit une amende de 4° classe (750 €).

Le baccharis, la plante qui étouffe la Ria d’Etel

Grande et forte opération Baccharis sur la ria d’Etel, relatée dans cette vidéo et cet article de Sylvaine Salliou de France 3 Bretagne.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/morbihan/baccharis-plante-qui-etouffe-ria-etel-1352451.html

Publication des données scientifiques sur le baccharis

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Cet article de Guillaume Fried (ANSES) a été publié en avril 2016 dans la revue Botany letters. Il a été traduit en français par Anne Morel (Collectif Anti-baccharis et Bretagne Vivante) et constitue un important résumé des données scientifiques sur cette espèce. Il pourra aider tous les acteurs de la lutte anti-baccharis et devrait favoriser l’élaboration d’un plan national de lutte contre le baccharis.

 

 

Publication du décret du 21 avril 2017 relatif au contrôle et à la gestion des espèces invasives

Le décret  du 21 avril 2017 relatif au contrôle et à la gestion de l’introduction et de la propagation de certaines espèces animales et végétales a été publié au journal officiel du 23 avril 2017

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Ce décret comporte les dispositions réglementaires d’application des articles L. 411-5 à L. 411-9 du code de l’environnement (articles concernant les espèces exotiques envahissantes issues de la loi « biodiversité » du 8 août 2016).

La première sous-section réorganise les dispositions existantes relatives aux introductions dans la nature de spécimens d’espèces indigènes (et non exotiques),

La sous-section 2 concerne les espèces hybrides, les modalités  d’introduction d’espèces exotiques envahissante (en dérogation à l’interdiction par la loi) et la gestion des stocks d’animaux et végétaux qui viennent d’être interdits.

La sous-section 3 crée des dispositions nouvelles en matière de lutte contre les espèces exotiques envahissantes déjà introduites.

Ainsi, dès la publication de l’arrêté ministériel conjoint (environnement – agriculture) fixant la liste des espèces végétales dont l’introduction dans le milieu naturel est interdite (qu’elle soit volontaire, par négligence ou imprudence), le préfet précisera par arrêté les modalités de lutte contre le baccharis, les territoires concernés, les périodes autorisées et les personnes habilitées (ainsi que les modalités de pénétration dans les propriétés privées).

Evaluation de l’efficacité de l’écopâturage : premier bilan positif

L’expérience montre que l’arrachage répété donne des résultats satisfaisants dans la lutte contre le Baccharis. Toutefois, sur les zones fortement colonisées, la technique de l’arrachage manuel ne peut pas être envisagée à un coût supportable, seul un traitement mécanique apporte une première solution. Il convient ensuite de compléter cette intervention initiale par de l’écopâturage.  Encore faut-il en vérifier l’efficacité. C’est l’objectif de l’expérimentation conduite conjointement par le collectif anti-baccharis et les Amis des sites de Mesquer.

L’expérimentation dont vous trouverez le pdf des conditions expéremenates et les résultats  montre une bonne efficacité de la méthode.

Resultats

Vidéo technique de lutte : arrachage suivi d’un passage de rotavator et d’un semis

Pour lutter contre le Baccharis halimifolia, la technique de l’arrachage est la plus efficace. Une éleveur de moutons de Mesquer, également conducteur d’engin, a éliminé les arbustes sur une zone totalement envahie avec le soutien de la commune. Il s’agissait d’ouvrir le terrain pour ses animaux en charge de l’entretien ultérieur. Par ailleurs, il a complété ce travail par le passage d’un rotavator suivi d’un semis d’un mélange de graines pour prairie de longue durée.

 

 

 

 

Vidéo gyrobroyage par une pelleteuse-épareuse : une technique très rapide… …pour commencer

Dans le cadre d’un programme Natura 2000 à Mesquer, Cap-Atlantique (Comcom de la Presqu’île guérandaise), a choisi le broyage  des Baccharis présents sur les marais de Quimiac par l’intervention d’une chenillette munie d’une épareuse. Cette technique présente l’intérêt d’être très rapide. Par ailleurs, elle permet de traiter le dévers des talus sans difficulté. Toutefois, elle n’élimine pas les racines et les repousses seront abondantes. Elle ne peut donc s’envisager que dans un programme qui comprend un traitement ultérieur comme l’éco-pâturage.